Vendredi 8 juillet 2005
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Hier, donc, nous posions tant bien que mal ce sticker dans
le hall d'entrée. Ce matin, 9h30n heure à laquelle j'allume mon mac, un mail
m'attendait. Le client. En voici grosso merdo le contenu :
J'ai vu l'autocollant. Ca ne va pas du
tout. Les couleurs sont délavées, ce n'est pas beau. De surcroît c'est très mal
collé, il y a des bulles partout et des traces de colle. Ce n'est pas professionnel.
Il n'y a aucun doute, il faut le changer au plus vite.
Contre toute attente, je
ne saute pas de joie sur ma chaise. Non, je laisse la torpeur s'emparer peu à
peu de moi, en commençant par le ventre. Mais une fois que je lui ai laissé le
temps de s'éclater, je la chasse : après tout, je ne suis pas poseur, et on a d'abord
répondu à une problématique de délai. Et puis soyons franc, je l'avais prévu.
J'appelle donc directement l'imprimeur pour qu'il me trouve une solution
miracle, qui n'arrivera qu'à moitié dans la journée. Mais une fois que ce
dernier est lancé, je contacte le client. D'emblée je lui annonce que j'avais
pris les devants, il ne faut surtout pas se descendre sinon c'est cuit. La
question sur "qui a posé" reste floue, ma réponse est vague. J'avance
très fortement l'argument des délais, la technologie employée là était la seule
pour y répondre, on a prévu de refaire la chose en mieux.
Mon appréhension se porte à présent sur mon patron, qui revient de vacances
lundi. La boulette. J'imagine déjà ses yeux grands ouverts, incrédule, se
demandant si je fais exprès d'être un con.
L'après-midi passe plutôt vite, dans la mesure où rien de ce que j'avais prévu
de faire n'a pus être lancé. J'ai couru après les aiguilles pour terminer
proprement tous les menus travaux demandés par mon patron, à savoir rédiger des
notes de synthèse, préparer un "how to" pour le prochain stagiaire,
et ranger ses dossiers... Bref.
A 17h, le co-patron lance un pot, en l'honneur des deux valeureux stagiaires
que nous sommes. Même si nous ne partons que mercredi, on en fait souvent le
vendredi. Et puis, ça donne l'occasion d'en refaire un mercredi. Bref,
champagne, une bouteille, puis une autre, puis on offre deux petits barbapapa
no-stress au patron, puisque l'agence les collectionne. "Comme ça vous
vous souviendrez de nous", dit ma collègue et camarade stagiaire. Et moi
de parler de futur et d'avenir, puis de mon problème d'autocollant avec les autres membres de l'agence :
peur des réprimandes, faute etc. Finalement, elles ont été plutôt rassurantes,
ce n'est "pas si grave que ça", Et puis "ton boss, il est pareil
avec nous. S'il est mal luné, c'est tout le monde qui s'en prend. Donc le prend
pas personnellement si ça arrive, ne t'inquiète pas".
La suite lundi... à son retour.
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