Mardi 8 mars 2005
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C'est arrivé plus tôt que prévu.
Malgré mes efforts pour limiter l'inévitable, la flamme a jailli dans mon dos, sans me prévenir, sans venir me lécher les oreilles pour me chuchoter "Attention, ça va péter".
Et ça a pété.
Comme souvent mon responsable me demande de venir à son bureau pour "faire un point". Le ton est toujours froid, l'ambiance glaciale, j'essaie de la réchauffer tant que je peux, d'un pas rassuré et le visage avenant. Ce qui devait n'être qu'un moment désagréable s'est transformé en un dépiautage de points noirs. Malgré mes tâches fastidieuses, il n'est pas satisfait. Ca commence à élever la voix. Je reste le plus détendu possible, juste ce qu'il faut pour ne pas avoir l'air de comprendre sans passer pour un je-m'en-foutiste, ce qui d'ailleurs n'est pas le cas. "Pourquoi tu n'as pas fini tout ça? Et ce bilan, ça fait quinze jours! Tu as l'air autonome mais je commence à me demander ce que tu fais de tes journées". Première claque. "Ca ne va pas du tout, j'ai l'impression que tu t'endors sur tes lauriers." Deuxième.
Mais c'était prévu, ça se passe toujours ainsi, par succession de montagnes russes : un coup c'est bien, un coup ça craint. Alors il ne me reste plus qu'à jouer la carte du petit stagiaire désolé, qui savait pas, qui s'excuserait presque d'être si con, si nul, que dis-je, une sous-merde. Ca a fonctionné pour cette fois-ci. La prochaine fois ce sera plus dur encore.
Par sick my duck!
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Publié dans : semaine 5
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Un subtil mélange entre "le prisonnier" (les conditions de travail), "la petite maison dans la prairie" (les sermons au ptit stagiaire), "les sctrouphms" (avec le tuteur de stage dans le role de Gargamel).
Je te soutiens moralement à 100% !!