Edito

Création :  février 2005

Premier stage : février 2005
Deuxième stage : mars - juillet 2005

Actuellement : à l'université, à la recherche d'un nouveau stage tout en préparant un mémoire sur les blogs. Si vous désirez contribuer à ce mémoire n'hésitez pas à m'écrire.

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2e stage

Mercredi 13 juillet 2005 3 13 /07 /Juil /2005 00:00

Et voilà, aujourd'hui ce stage de chef de publicité s'achève. C'est le dernier jour et je n'ai eu le temps de rien faire. Car si on donne beaucoup pendant un stage, on est en droit de prendre un peu. Au moins pour son book.


J'avais prévu de me réimprimer une version de mon rapport de stage, je ne l'ai pas fait, tant pis. J'essaierai de récupérer la version de l'université, qui de toute façon finira au recyclage. Plus rapide à faire, se graver ses dossiers : ainsi on conserve un trace du boulot qu'on a fait. Mieux, si on peut, s'imprimer des justifs : ça fait bien dans le book, d'autant que ce sont des réalisations finies. Malheureusement, les quelques projets auxquels j'ai participé ne paient pas de mine, rien de transcendant. Tant pis, on imprime quand même, on fera le tri plus tard.

Pendant ce temps mon patron pour ce dernier jour ne tient pas à me laisser filer sans reprendre un contrôle total de la situation. Je dois tout lui réexpliquer, lui montrer comment tout ce que j'ai chapeauté fonctionne, pour pouvoir le refourguer plus tard à un autre stagiaire, etc. Je lui ai donc rédigé un joli "how to" avec tous les détails, dont je fais profiter le nouveau stagiaire fraîchement débarqué pour l'été. Le pauvre, il intègre des dizaines de données, je ne suis pas certain qu'il comprenne tout du premier coup. Mais ce n'est pas grave, car ce soir tout ceci ne me concerne plus. Alors tandis que je transmets toutes mes infos, j'attends avec impatience les 18h, heure à laquelle un pot est prévu, et après tchao, enfin.

Et 18h arrive enfin. On est à la veille d'un WE prolongé, il fait chaud, tout le monde en a marre de bosser. Les biscuits apéro sont déjà sortis, j'ai à peine le temps de finir d'envoyer mes mails de "j'ai fini ma mission, je vous en remets au nouveau stagiaire" à tous les prestataires qu'une coupe de champagne m'arrive dans les mains. Et on trinque, l'ambiance est finalement détendue, on ri. Arrive le moment des discours, ma camarade, sur le départ également, se débrouille bien, j'enchaîne derrière, ne manquant pas de brosser dans le sens du poil l'ego des patrons. Ca coûte rien et ça fait plaisir, alors...Puis arrive un moment étonnant. Je m'y attendais un peu, mais sans trop savoir de quoi il s'agissait : l'agence nous offre à tous les deux une petite enveloppe, contenant une carte signée de tous et des chèques-cadeaux. Enorme surprise, j'en suis presque ému. Sincèrement. D'emblée, je remercie mon patron, sa poignée de main est toujours un peu froide, mais il sent le remerciement chaleureux que je lui transmet. Nous finissons ce pot par des discussions plus ou moins animées, toujours plus enflammée vers la fin quand nous finissons la deuxième bouteille. Et c'est le départ. A nouveau, poignées de mains -cliché pourtant si rejeté par la pub-, remerciements. Le rideau se baisse, plus jamais nous n'irons bosser à cet endroit, nos obligations et nos devoirs sont à présent éteints. C'est la fin d'un stage, la fin d'une expérience.

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Lundi 11 juillet 2005 1 11 /07 /Juil /2005 00:00

.., quand mon patron rentre de vacances, c'est soit 100% "tu es un crétin", soit 100% "c'est pas grave". Et moi ce matin j'avais à 100% les foies.

Mais je ne me suis pas laissé démonter. Bon, à peine arrivé, mes boyaux jouaient du tuba, et son bonjour ne fut pas des plus joyeux. Mince. Assez vite, il m'invite à lui faire un petit récap sur la semaine passée, ce que j'allais lui proposer. Re-mince, je n'ai pas eu l'initiative. Pas grave, je me rattrape pendant cette courte réunion. Je lui expose l'ensemble des budgets et des faits qu ise sont produits. Les petits incidents maîtrisés, les exigences aberrantes de certains clients etc. Puis vient le moment tant redouté de lui parler de la gaffe du sticker posé chez le client. Je me contrôle, sûr de moi, je maîtrise la chose. Et rien n'explose. Il écoute, acquiesce, ce n'est pas grave. Presque normal. Les autres avaient raison.

Le reste de la journée passe assez vite, de petite tâche et du menu boulot, rien de transcendant à l'horizon. Sur la fin de la journée, je me grave deux cd bourrés de piges pub. C'est bientôt la fin du stage, il faut commencer à faire les valises. Demain je m'imprime tout plein de justifs pour mon book. Ah non tiens demain, un nouveau stagiaire arrive. Va falloir le briefer.

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Vendredi 8 juillet 2005 5 08 /07 /Juil /2005 00:00

Hier, donc, nous posions tant bien que mal ce sticker dans le hall d'entrée. Ce matin, 9h30n heure à laquelle j'allume mon mac, un mail m'attendait. Le client. En voici grosso merdo le contenu :

J'ai vu l'autocollant. Ca ne va pas du tout. Les couleurs sont délavées, ce n'est pas beau. De surcroît c'est très mal collé, il y a des bulles partout et des traces de colle. Ce n'est pas professionnel. Il n'y a aucun doute, il faut le changer au plus vite.


Contre toute attente, je ne saute pas de joie sur ma chaise. Non, je laisse la torpeur s'emparer peu à peu de moi, en commençant par le ventre. Mais une fois que je lui ai laissé le temps de s'éclater, je la chasse : après tout, je ne suis pas poseur, et on a d'abord répondu à une problématique de délai. Et puis soyons franc, je l'avais prévu. J'appelle donc directement l'imprimeur pour qu'il me trouve une solution miracle, qui n'arrivera qu'à moitié dans la journée. Mais une fois que ce dernier est lancé, je contacte le client. D'emblée je lui annonce que j'avais pris les devants, il ne faut surtout pas se descendre sinon c'est cuit. La question sur "qui a posé" reste floue, ma réponse est vague. J'avance très fortement l'argument des délais, la technologie employée là était la seule pour y répondre, on a prévu de refaire la chose en mieux.

Mon appréhension se porte à présent sur mon patron, qui revient de vacances lundi. La boulette. J'imagine déjà ses yeux grands ouverts, incrédule, se demandant si je fais exprès d'être un con.

L'après-midi passe plutôt vite, dans la mesure où rien de ce que j'avais prévu de faire n'a pus être lancé. J'ai couru après les aiguilles pour terminer proprement tous les menus travaux demandés par mon patron, à savoir rédiger des notes de synthèse, préparer un "how to" pour le prochain stagiaire, et ranger ses dossiers... Bref.
A 17h, le co-patron lance un pot, en l'honneur des deux valeureux stagiaires que nous sommes. Même si nous ne partons que mercredi, on en fait souvent le vendredi. Et puis, ça donne l'occasion d'en refaire un mercredi. Bref, champagne, une bouteille, puis une autre, puis on offre deux petits barbapapa no-stress au patron, puisque l'agence les collectionne. "Comme ça vous vous souviendrez de nous", dit ma collègue et camarade stagiaire. Et moi de parler de futur et d'avenir, puis de mon problème d'autocollant avec les autres membres de l'agence : peur des réprimandes, faute etc. Finalement, elles ont été plutôt rassurantes, ce n'est "pas si grave que ça", Et puis "ton boss, il est pareil avec nous. S'il est mal luné, c'est tout le monde qui s'en prend. Donc le prend pas personnellement si ça arrive, ne t'inquiète pas".

La suite lundi... à son retour.

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Jeudi 7 juillet 2005 4 07 /07 /Juil /2005 00:00

Le patron, mon patron, est parti en vacances pour cette semaine. Il m'a gracieusement confié quelques budgets à boucler, des broutilles : continuer à suivre l'opération de marketing direct que nous ne maîtrisons que superficiellement, continuer à suivre l'avancement de création d'outils de mailings, rédiger quelques body copy, répondre aux appels de certains clients, en rejeter d'autres.

Aujourd'hui fut catastrophique.
Alors que tout pourrait bien se passer, que je pourrais me la couler douce cette semaine, ce jeudi a été des plus intenses, tant en activité qu'en stress. La matinée a été consacrée à un client, l'après-midi à un autre.

Le matin, donc, je m'étonne ne pas avoir reçu de l'imprimer un autocollant d'assez grand format. La contrainte étant de le poser impérativement aujourd'hui. Je l'appelle, il arrive, "le coursier se balade dans la nature". 11h30, je reçois l'objet. Il a été convenu que je devais poser ce sticker avec le client, enfin du moins le client pensait qu'un poseur viendrait. Mais un poseur, ça coûte. Alors c'est moi qui m'y colle. J'arrive donc chez le client, qui heureusement n'est pas là aujourd'hui. Aidé d'une collègue stagiaire, on entreprend de poser le sticker en question. Mes vagues souvenirs de pose se portent sur certains aspects, comme coller la tranche gauche en premier puis tirer le papier par dessous pour libérer la surface collante progressivement. Seulement voilà, l'encre tient mal, j'ai des scrupules à appuyer dessus. On colle sur une surface vitrée, c'est le logo de la boîte. Et là, catastrophe : des bulles partout. "Pas de panique", dis-je à ma collègue. "Il faut y aller au cutter". Ca ne fonctionne qu'à moitié : certes les bulles sont crevées, mais la colle s'est regroupée en amas par certains endroits. "Ca a le mérite d'être droit", constate-t-elle. Mais il ne faut pas regarder de trop près. On rentre à l'agence, en se disant que mince, après tout, c'est pas notre boulot. J'appelle le client, en déplacement :
- Oui, donc je suis allé assister à la pose, hem, et j'ai été surpris par le revêtement, qui rend les couleurs moins fortes, tu vois.. Donc si on doit le refaire, pas de souci, on s'en chargera.
Il est content. Jusqu'à demain, où il découvrira la chose. J'appréhende.

L'après-midi aurait pu être calme. Mais non, il faut envoyer un colis par livreur en Europe avant ce soir, contenant les éléments graphiques d'une cliente pour un salon. Seulement voilà, certains éléments sont loin d'être terminés, car la cliente tarde à valider. Et la graphiste joue contre la montre pour terminer les montages. Et la cliente qui revient avec des exigences nouvelles pour le lundi. Seulement voilà, techniquement on ne pourra jamais le faire. Course-poursuite entre les délais, les validations et le coursier. Finalement tout est parti. Reste à envoyer les pdf à la cliente pour qu'elle vise le résultat. Et si ça ne convient pas...

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Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /Juil /2005 00:00

La petite altercation d'il y a quelques jours est restée en suspens tout une semaine, pendant laquelle mon patron avait décidé de me considérer comme un inconnu.

"T'as une sacré carapace", disent les autres. Peut-être, mais très honnêtement, c'est indispensable. Au milieu de la semaine, pourtant, le travail avait repris assez fortement, ce qui impliquait des échanges plus nombreux. A la suite d'une réunion, ou plutôt profitant d'une entrevue, il décide de sortir de son état réellement boudeur pour me balancer le fond de sa pensée. Et là, surprise. Selon lui, je suis un être pessimiste, sans joie, ma vision est négative. C'est l'explication qu'il s'est donné par rapport aux quelques lignes lues en diagonal dans mon rapport. Ou alors je suis fou et j'écris des choses qui dépassent ma pensée. Etrange. Il ne s'est pas dit qu'il pourrait y avoir une once de vérité dans mes propos, même si très certainement, ma vision de stagiaire déforme les faits et les notions. Toujours est-il que "ça [le] dépasse de lire des choses aussi invraisemblables et dégradantes, et [il] pèse [ses] mots". Ah bon. Ca ne le rassure qu'à peine, mais je tente de lui faire comprendre que non, il n'a lu que les quelques passages critiques, que tout s'améliore ensuite, que le gentil il ne meurt pas à la fin.

Sur la fin de la semaine, ça se passe mieux. Même si le "bonjour" du matin reste aussi étranger, je bénéficie d'une non-ignorance, ce qui est déjà mieux comparé à quelques jours auparavant. Et puis il part en vacances, il sera libéré le temps d'une semaine de tous les tracas publicitaires. Ca doit être pour ça, en fait, qu'il retrouve le sourire.

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